La Couronne et la Lyre. Anthologie de la poèsie grecque ancienne

18 Dec

La Couronne et la Lyre. Anthologie de la poèsie grecque ancienne

La Couronne et la Lyre. Anthologie de la poèsie grecque ancienne

Language: French

Pages: 318

ISBN: 2:00366823

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


"Les traductions de poèmes grecs anciens qu'on va lire ont été composées en grande partie pour mon plaisir, au sens le plus strict du mot, c'est-à-dire sans aucun souci de publication. Il en est de même des notices, brèves ou longues, qui les précèdent, et ont été d'abord des informations assemblées ou des évaluations tentées pour moi seule. En traduisant ces poèmes, ou fragments de poèmes, ma démarche ne différait en rien de celle des peintres d'autrefois, dessinant d'après l'antique ou brossant une esquisse d'après des peintures de maîtres antérieurs à eux, pour mieux se pénétrer des secrets de leur art, ou encore de celle du compositeur retravaillant de temps à autre un passage de Bach ou de Mozart pour en jouir et s'enrichir de lui..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

prière, et un cœur qui se souvient des dieux. Cité par Valérius Harpocration, Lexique. LA THÉOGONIE Les Muses parlent : ... Nous disons beaucoup de mensonges Tout pareils à la vérité... Mais s'il nous plaît, la vérité, La vérité entière et pure, Nous l'énonçons d'une voix sûre... V. 27-28. DE TYRTÉE À EMPÉDOCLE Tyrtée (VIIe siècle avant notre ère) Tyrtée est, avec Alcman, le seul poète de Sparte. Chose curieuse, ces deux hommes qui devaient exalter, l'un le génie guerrier de

même abîme. Anth. Pal. VII, 270. ÉPITAPHE POUR LES SPARTIATES TOMBÉS AUX THERMOPYLES Passant, de notre part va dire à ceux de Sparte Que nous gisons ici, ses fils obéissants. Cité dans Hérodote, VII, 228. ÉPITAPHE DU DEVIN MÉGISTIAS MORT AUX THERMOPYLES AVEC LES SOLDATS DE LÉONIDAS Ci-gît Mégistias, l'infaillible devin, Le prêtre massacré par les archers persans. Sûr de sa propre mort, instruit de tout, il vint Combattre et rendre l'âme au milieu des Trois Cents. Cité dans Hérodote,

compagnon guidant ta meute au fond des bois, Ton serviteur n'est plus... ARTÉMIS Je le sais, et je perds Mon préféré parmi les hommes... HIPPOLYTE Et jamais, Jamais plus, je ne conduirai tes chevaux fiers. Jamais plus, t'honorant au pied de tes statues... ARTÉMIS Aphrodite a tissé le piège où tu péris. HIPPOLYTE Hélas ! Je reconnais le pouvoir de Cypris ! Elle m'enveloppa de ses ruses qui tuent, La Terrible ! ARTÉMIS Ta chasteté lui faisait tort. HIPPOLYTE Elle a mené ainsi

ailleurs : Aphrodite ou l'Amour L'ont tenté... Et ce soir, pour forcer son retour, J'entreprends le rite fatal... Ô toi, Sublime Lune, Hécate, Artémis, écoute-moi prier... (Va, vole, oiseau magique, et me rends mon ami !)3 Brille sur nous, car je t'attends, ô doux visage Virginal ! Et pourtant c'est la reine sauvage, Avide du sang noir des victimes, qui luit Sur les sépulcres alignés le long des voies, Et les chiens rampent, pris de peur, quand ils la voient. (Va, vole, oiseau magique,

grand pin, sortant du roc qui la protège, L'eau murmurante et aussi fraîche que la neige. Anth. Pal., XVI, 230. ÉPITAPHE D'UNE NOURRICE Le petit Médéus fit dresser cette stèle Pour sa nourrice thrace, et mit son nom � Eunone ». À cause de ses soins et de son tendre zèle, Elle aura à jamais l'honneur d'être � la bonne ». Anth. Pal., VII, 663. Lycophron et la poésie cryptique (IIIe siècle avant notre ère) La poésie cryptique en Grèce avait été aussi vieille que le langage oraculaire.

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